La guerre des islamismes


Livres Couvertures de La guerre des islamismes
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La guerre des islamismes de Mathieu Guidère - La guerre des islamismes a été écrit par Mathieu Guidère qui connu comme un auteur et ont écrit beaucoup de livres intéressants avec une grande narration. La guerre des islamismes a été l'un des livres de populer sur 2016. Il contient 272 pages et disponible sur format . Ce livre a été très surpris en raison de sa note rating et a obtenu environ avis des utilisateurs. Donc, après avoir terminé la lecture de ce livre, je recommande aux lecteurs de ne pas sous-estimer ce grand livre. Vous devez prendre La guerre des islamismes que votre liste de lecture ou vous serez regretter parce que vous ne l'avez pas lu encore dans votre vie.

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Détails La guerre des islamismes

Le Titre Du LivreLa guerre des islamismes
Vendu parFolio
EAN9782072699429
AuteurMathieu Guidère
ISBN-102072699428
Nombre de pages272 pages
EditeurFolio
CatégoriesCustom Stores
Évaluation du client3.4 étoiles sur 5 de 269 Commentaires client
Nom de fichierla-guerre-des-islamismes.pdf
La taille du fichier18.03 MB

Livre à lire pour comprendre les islamismes - 9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile.Livre à lire pour comprendre les islamismes Par Kardiac08 L’ouvrage est très bien écrit et très agréable à lire. Le propos est précis, clair et pédagogiquement accessible mme aux non-initiés. Le lecteur qui n’est pas de confession musulmane (mais aussi les musulmans) pourra appréhender de manière synthétique la complexité des courants qui traversent l’islam (la lecture synoptique des arborescences résument bien cette complexité – p. 24 et suivantes). L’auteur montre avec force que cette religion est loin d’tre unitaire. Il donne des grilles de lecture pour comprendre les contours des querelles théologiques, doctrinales, conceptuelles (djihad, charia, etc.) et les replaçant dans une perspective historique. On comprend bien les logiques confessionnelles qui traversent les guerres des islamismes (entre sunnites et chiites, les guerres internes du sunnisme, etc.) du Moyen Orient au Maghreb. Ce propos permet de mieux comprendre les conflits contemporains dans une certaine profondeur analytique. Malgré son côté anxiogène (la vision proposée de toutes les formes d’islamismes – et ce sans aucune exception - relève clairement d’un obscurantisme passéiste et régressif absolument incompatible avec la modernité), ce livre mérite incontestablement d’tre lu - surtout par les idiots utiles à l'islamisme. Les réflexions de l’auteur autour de la régression intellectuelle du confessionnalisme sémantique sont tout à fait intéressantes.J’ai toutefois moins apprécié les développements relatifs aux guerres de religions chrétiennes (l’analogie supposée avec les guerres fratricides contemporaines de l’islam politique est plus que discutable) ou mme à la question des croisades (qui occulte totalement celle des invasions et conqutes musulmanes – sur cette question voir Jean Flori. 2002. Guerre sainte, jihad, croisade, Editions du Seuil). Vouloir traiter en quelques pages des sujets aussi complexes est une gageure qui conduit parfois à la caricature (mme si l’auteur précise bien que « comparaison n’est pas raison » - p. 21). Par exemple, les propos de l’auteur p. 17 relèvent d’une vision carrément faussée qui se nourrit d’une lecture exégétique extrmement superficielle et très orientée (sa qualification d'islamologue ne constitue pas, sur ce point, une excuse). Mathieu Guidère écrit : « Les guerres de religion ont été possibles parce que le christianisme, avant de devenir la religion de «l’amour » qu’elle entend tre aujourd’hui, a été une religion de conqute et d’évangélisation violente qui puisait la justification de son action guerrière dans les Saintes Ecritures – à commercer par le moment où Jésus en colère chasse les marchands du Temple à coups de fouet ». Il est totalement infondé d’écrire que la légitimation de la violence ou des actions guerrières chrétiennes puissent trouver une justification dans les Saintes Ecritures. Tous ceux qui ont lu les quatre évangiles savent que ces textes canoniques professent ouvertement la non-violence et l’amour du prochain – mme de ses ennemis (Mat., 5, 43-48). A l‘inverse du texte coranique, il n’y a pas dans le Nouveau Testament une cohabitation entre ce que l’auteur appelle « des versets guerriers » et « les messages de paix et de fraternité » (p. 41). Que des chrétiens (appartenant au clergé et à la sphère politique) aient pu rationaliser des actions violentes au nom de Dieu ou du Christ à l’intérieur ou à l’extérieur de la chrétienté est incontestable ! Que ces actions puissent trouver une légitimation dans les Saintes Ecritures est faux.Pour tre plus précis, je vais revenir sur les arguments fallacieux de l’auteur pour justifier ma critique de son propos. Tout d’abord, sur l’épisode du temple, ce dernier est décrit dans deux évangiles (Jean, 2, 13 et Matthieu, 21,12) qui en donne une version différente – l’auteur privilégié la lecture johannique a priori plus dérangeante. Les versets de l’évangile de Matthieu précisent : « Puis Jésus entra dans le temple et chassa tous ceux qui vendaient et achetaient dans le temple : il renversa les tables des changeurs et les sièges des marchands de colombes. Et il leur dit : « Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière ; mais vous vous en faites une caverne de bandits ! » - TOB). Ici, pas de fouet. Seul Jean ajoute « s’étant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple ». Ce n’est donc pas un fouet, mais un assemblage de cordes (dont on peut supposer qu’elles ont été trouvées sur place) utilisées comme un fouet. Ce détail est tout sauf anecdotique. Dans cet épisode, Jésus (qui était Juif, faut-il le rappeler) chasse des individus qui font du commerce dans le lieu cultuel le plus sacré du judaïsme ! Cette manifestation de la sainte colère n’est en rien une justification des actions guerrières dont parle l’auteur. Il est important que rappeler, qu'à l'’inverse du prophète des musulmans, Jésus n’a jamais été ni chef de guerre, ni un chef politique.L’auteur ajoute dans son argumentaire (toujours p. 17) : « Les Evangiles précisent : « Je ne suis pas venu apporter la paix sur Terre ; je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive (Matthieu, x, 34) ». Comme par hasard, l’auteur cite l’évangile de Matthieu (10, 34) (de manière approximative pour les références et la traduction) est non celui de Luc (12, 51-53) qui ne parle pas de glaive pas de « division » : « Pensez-vous que ce soit la paix que je suis venu mettre sur la terre ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. Car désormais, dans une famille s’il y a cinq personnes dans une maison, elles seront divisés : trois contre deux et deux contre trois » (Luc, 12, 51-53, TOB). Le texte de Matthieu dit exactement : « N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre, je ne suis pas venu apporter la paix, mais bien le glaive ». Contrairement à ce qu’affirme l’auteur, le verset de Matthieu ne parle pas de « paix sur Terre », mais de « paix sur la terre ». Cette nuance sémantique est tout sauf anodine. Pour faire bref, dans une période d’occupation romaine, les Juifs attendaient un Messie susceptible de chasser l’occupant et d’apporter une paix politique. Jésus dit qu’il ne vient pas apporter cette forme de paix. Au contraire, son message divisera (comme le dit Luc) les familles juives (le glaive est ce qui sépare) entre les membres qui croiront qu’il est le Messie divin (et qui deviendront les chrétiens) et ceux qui penseront qu’il n’est pas celui qu’ils attendaient (qui sont restés les juifs). Comme le dit Daniel Boyarin (« Le Christ juif », éditions du Cerf), « certains juifs ont dit oui, d’autres ont dit non, ce qui n’est guère surprenant ». En d’autres termes, cette péricope n’est en aucune façon une justification évangélique de l’action guerrière, contrairement à ce qu’affirme Mathieu Guidère.